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Ville 30 : Une révolution urbaine en douceur

Updated: Jan 7

La quête pour améliorer la sécurité, la convivialité, le développement des commerces locaux et la réduction des nuisances sonores et de la pollution au sein de nos agglomérations peut sembler un idéal lointain. Cependant, la solution se présente sous la forme d'une initiative innovante : la "Ville 30". Trois ans après sa mise en place à Chartres, nous souhaitons lancer cette campagne lancée pour réduire les limites de vitesse dans l'agglomération chartraine.


Le concept fondamental derrière la "Ville 30" est d'établir une zone de 30 km/h dans l'ensemble de l'agglomération, sauf sur les axes de transit où des vitesses plus élevées sont nécessaires. Dans une "Ville 30", la vitesse de 30 km/h devient la norme, tandis que 50 km/h devient l'exception.


Au-delà de l'argument primordial en faveur de la sécurité de tous les citoyens, en particulier les plus vulnérables, la réduction des vitesses en milieu urbain offre une multitude d'avantages. Elle contribue à créer des espaces plus conviviaux, stimule l'économie locale, améliore la fluidité du trafic et réduit les problèmes liés au bruit et à la pollution. Fondamentalement, elle vise à restaurer la véritable vocation de nos villes et villages en tant que lieux de vie agréables. Elle doit servir d'appui à un plan d'aménagements cyclables et piétons ambitieux et sécurisés.


L'approche de généraliser le 30 km/h dans l'ensemble de l'agglomération se révèle non seulement plus claire pour les automobilistes, ce qui améliore son efficacité, mais aussi plus économique en termes d'infrastructures requises, offrir plus de place aux autres modes de déplacement. De plus, la communication pour sensibiliser et obtenir le respect de la limite de 30 km/h est considérablement simplifiée.


La ville 30, c'est encourager le report modal massif des trajets de courtes distances réalisés en voiture, remplacés par les modes actifs ou les transports en commun. Elle favorise l'essor des modes actifs, en leur offrant plus de sécurité et en les rendant plus compétitifs pour les trajets courts majoritaires en ville.


Graz, en Autriche, a été la première ville européenne à adopter ce concept en 1992. D'autres agglomérations en Europe ont rapidement suivi, parfois encouragées par des mouvements citoyens en Suisse, en France et en Grande-Bretagne. En France, depuis 2020, des villes telles que Paris, Lyon, Bordeaux et Chartres, en 2021, ont adopté le modèle "Ville 30".


ChartràVélo lance une campagne "Ville 30" en 2024, avec l'objectif ambitieux de convaincre un grand nombre de villes de l'importance de cette initiative, tout en cherchant à obtenir des modifications favorables au code de la route pour faciliter sa mise en œuvre et l'accompagner d'un schéma cyclable cohérent.

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