Quand la chaleur nous rappelle l’urgence d’agir

Plusieurs épisodes de canicule se sont succédé cet été. Nous avons été nombreux à en subir les effets, dans nos logements, dans la rue comme sur nos lieux de travail. Pour ChartràVélo aussi, ces fortes chaleurs ont eu des conséquences très concrètes : certaines de nos actions sur la voie publique ont dû être reportées, adaptées, voire annulées.
Dans ces conditions, est-il encore légitime de « militer pour le vélo » ? Le vélo est-il toujours une réponse pertinente face aux enjeux de transformation écologique de nos villes ?
Oui. Plus que jamais.
Le vélo n'offre certes pas le confort d'une voiture climatisée. Il ne protège ni du soleil ni des fortes chaleurs. Il nous expose aux conditions météorologiques, là où la voiture donne parfois l'illusion de pouvoir s'en affranchir. Mais ce serait se tromper de débat que d'opposer le vélo à la canicule. La question n'est pas de savoir comment permettre aux voitures de continuer à circuler comme avant malgré le changement climatique. Elle est de savoir comment adapter nos villes pour qu'elles restent vivables.
Et sur ce terrain, le vélo a toute sa place. Parce qu'il ne produit pas de chaleur liée à un moteur, parce qu'il permet de réduire les émissions et la dépendance à la voiture, parce qu'il participe à une ville plus apaisée et parce que son développement va de pair avec des espaces publics plus végétalisés, plus ombragés et plus agréables pour toutes et tous.
Pourtant, alors que les conséquences du dérèglement climatique deviennent chaque année plus visibles, le vélo semble encore devoir se justifier.
Le gouvernement réfléchit à légiférer sur l'obligation du port du casque, comme si cette question constituait aujourd'hui une priorité sanitaire incontournable. À Chartres, le retour de la voiture se traduit par la remise en cause de certains aménagements favorables aux mobilités collectives et actives, notamment rue du Grand Faubourg et rue Félibien. Nous resterons attentifs et mobilisés face à ces expérimentations qui risquent de fragiliser les conditions de déplacement à vélo au quotidien.
Cet été, le vélo est peut-être resté « sans voix ». Mais pas ChartràVélo.
Après cette pause forcée par les fortes chaleurs, il est temps de reprendre le fil de l'action et de l'engagement. De retrouver nos rendez-vous, nos ateliers, nos balades, nos actions de terrain et nos échanges avec les habitantes et habitants comme avec les décideurs locaux.
Parce que la transition écologique ne peut pas attendre que les températures redescendent. Et parce qu'une ville adaptée au climat de demain se construit dès aujourd'hui.
Bonne rentrée à toutes et tous, et à bientôt sur nos vélos !
















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